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Coronavirus : le confinement pousse à l’infidélité virtuelle

On aurait pu croire que de se retrouver enfermé en tête à tête avec sa moitié pousserait les couples à se rapprocher davantage. C’est tout le contraire ! Il semblerait que le confinement pousse plutôt à l’infidélité virtuelle.

 

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Une des conséquences surprenantes du confinement dû au Coronavirus : l’infidélité en ligne ! Le covid19 est décidément néfaste à bien des égards, notamment pour les couples. C’est ce que déclare en tout cas le site de rencontres extra-conjugales Gleeden, en dévoilant ses chiffres et soulignant ainsi une très forte hausse de son trafic. Une hausse qui touche particulièrement les couples confinés ensemble. La pandémie serait-elle donc un révélateur du mal être de certains couples ? Faut-il prévoir plus de séparations à la fin du confinement ? Ou est-ce un simple fantasme, histoire de « s’occuper » pendant cette période ? Mais surtout… est-ce mal ? 

 

Célibataires et couples, même combat

Que l’on soit seul-e ou accompagné-e, trouver un plan cul ou sa moitié pendant qu’on est enfermé chez soi est mission impossible. Bien s’entendre avec son/sa partenaire n’est pas toujours une évidence non plus lorsqu’on est enfermé en tête à tête avec l’autre, même si on pense que c’est l’amour de notre vie. 

Alors pour une fois, aucune des deux positions n’est enviable. Surtout lorsqu’on est en couple et que l’autre s’amuse à batifoler en ligne. Plusieurs raisons peuvent pousser à cela : les tensions, un manque, l’éloignement de l’autre (quand on est en couple mais qu’on est séparé pour diverses raisons), … Autant de choses qui peuvent provoquer une envie d’aller voir ailleurs ou une nouvelle façon de trouver un peu d’amour. Et pour cela, certains se rabattent sur les applications de dating. 

 

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L’infidélité en chiffres

37% des Françaises ont déjà trompé leur partenaire. C’est le résultat d’une étude Ifop pour Gleeden sur l’infidélité au féminin. Peu à peu, le tabou moral qui pèse sur l’infidélité des femmes – beaucoup plus que sur les hommes – s’estompe. Ce chiffre est donc en hausse de 4 points depuis 2016. De leur côté, les Français sont 45% à avouer être déjà allés voir ailleurs. 

Certaines études estiment que l’infidélité concernerait :

Mais les différents sondages populaires diffusés par les magazines ou d’autres enquêtes que l’on retrouve sur certains sites spécialisés donnent des estimations plus élevées : ’environ 50 % des gens mariés seraient ainsi infidèles.

Selon les travaux réalisés par Gérard Leleu, les trois principales causes de l’infidélité sont les suivantes :

  • Vie de couple impossible (environ 40% des cas).
  • Sentiment de manque d’attention ou de tendresse (environ 35% des cas).
  • Perte pure et simple du désir pour son partenaire (environ 25% des cas).

Les français sont d’ailleurs les champions de l’infidélité ! En 2019, plus d’un Français sur trois (35%) déclare qu’il pourrait être infidèle s’il était sûr que personne ne soit un jour au courant. Avec en grands champions de ceux qui se rêvent volages :  les hommes ! (On ne va pas dire “encore ?!”. Si ?). Rassurez-vous (ou toujours pas d’ailleurs) les femmes aussi, se prennent à songer la bagatelle avec une toute autre personne que leur officiel. Plus d’un quart d’entre elles pourraient être infidèles (27 %), contre… seulement 16 % des Britanniques, 17 % des Belges, 22 % des Allemandes et 20 % des Espagnoles.. On ne se consolera pas avec l’Italie cette fois (19 %).

 

40 ans : l’âge moyen pour l’infidélité virtuelle 

Il semblerait que le passage de la quarantaine soit un cap difficile pour les quarantenaires : besoin de se rassurer, de se prouver des choses, de mettre un peu de piment dans sa vie, tout recommencer, … Bien que certaines applications ou sites de rencontres ont vu leurs stats dégringoler, comme ceux fonctionnant grâce à la géolocalisation ou les rencontres de seniors, d’autres profitent allègrement du confinement, comme Gleeden. Vive l’infidélité virtuelle !

En effet, le site de rencontres extra-conjugales enregistre une augmentation de son trafic de plus de 270% en mars par rapport au même mois en 2019. Par ailleurs, le nombre de nouveaux utilisateurs s’envole puisque les inscriptions ont augmenté de plus de 170% depuis le début du confinement (soit le 17 mars), peut-on lire dans un communiqué de la plateforme publié le 25 mars dernier.

 

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Le plus affolant, c’est qu’on note aussi un changement de comportement de la part de ses utilisateurs depuis que le coronavirus a tenu tout le monde chez soi. Le site souligne notamment que ses usagers font de plus longs échanges avec leurs « touches » (2h30 en moyenne contre 1h avant) ; ils sont également plus actifs sur la plateforme en mettant plus souvent à jour leurs profils, et surtout, que la discrétion est le mot d’ordre chez bon nombre d’entre eux. Eh oui, il faut bien s’occuper ! 

 

Être cocu à cause du confinement, est-ce possible ? 

Avec les smartphones, il est beaucoup plus facile de se connecter discrètement à la plateforme et s’adonner à l’infidélité virtuelle. Une utilisation que Gleeden souligne également puisque 9 connexions sur 10 se font du téléphone mobile. D’ailleurs, même s’il est plus facile d’être discret avec un portable, l’application propose quand même un mode « discret », adopté par au moins 79% des utilisateurs, qui offre la possibilité d’avoir une interface ressemblant à Facebook ou Twitter, parfaite pour tromper la personne qui jettera un coup d’oeil de loin. Et pour ceux qui veulent être encore plus furtifs dans le switch lorsque l’autre se rapproche d’un peu trop près, il est possible de choisir l’option « sortie d’urgence », plébiscitée par 76% des usagers et qui permet de quitter l’application en secouant son téléphone. Ni vu, ni connu.

 

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Du coup, est-ce vraiment de l’infidélité ? 

Peut-on considérer cela comme de la tromperie ? Réfléchissons deux secondes. Les sorties non indispensables étant interdites, est-ce que chatter n’est pas aussi une activité comme une autre pour se divertir, parler à quelqu’un d’autre qu’à ses potes en apéro visio et à son partenaire à qui on n’a plus grand-chose à dire après 15 jours à se regarder dans le blanc des yeux ? Sachant qu’on ne peut pas franchir le cap de la rencontre physique, est-ce que ce n’est pas simplement l’assouvissement d’un fantasme ? Ou une envie de séduire en sachant pertinemment que ça n’ira pas plus loin que de la drague par écran interposé ? Ça, c’est à chaque couple d’en juger en fonction des limites qu’il s’est imposé.

 

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Pour Marjorie Cambier, sexothérapeute et psychologue clinicienne

” Le fantasme comporte une liberté intrinsèque qu’on ne retrouve pas dans le réel ; il ouvre donc le champs des possibles et peut être d’une grande richesse, à partir du moment où l’on s’est donné l’autorisation de fantasmer”. Presque tout nous est donc permis lorsqu’il s’agit de pénétrer dans le domaine du fantasme. Pourtant, l‘activité fantasmatique apparaît parfois, pour certains et certaines d’entre-nous comme honteuse et culpabilisante. Pour l’experte, elle est pourtant “inhérente à la vie sexuelle même.”

Mais le fait de fantasmer sur un autre donne irrémédiablement un sentiment d’infidélité, qu’il soit fugace ou plus ancré en soi. “On a tendance à penser que fantasmer, c’est tromper, ou alors ça veut dire qu’il y a un problème avec son ou sa partenaire, qu’on ne l’aime plus. Alors que la corrélation entre le fantasme et la vie réelle n’est pas si évidente que ça. Le fantasme comporte une liberté qu’on ne retrouve pas dans la réalité. On peut donc se permettre beaucoup de choses sans pour autant que cela ait une quelconque influence sur la relation avec notre partenaire”, précise la sexothérapeute.

En tout cas, l’infidélité virtuelle a encore de beaux jours devant elle.

 

 

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